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I will translate it little by little. Please be patient...
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This album is neither a concept nor any story board. It is the fruit of forty
five days of relentless and systematic writing around several themes gleaned in
our diverse inspirations. "Visionnaire" has been often depicted as the
initiatory journey of Alceste, the hero of Molière, Misanthrope of perfection
through a futurist cosmos inhabited by morbid miasmas. It is a second era that
begins for the Misanthrope sent against his will in a life to share after
his separation from others. The last stone ("La dernière pierre") was put up
only to build an edifice of straw that like the houses of cards are vulnerable
to the effects of wind. This album tells our vision of an improbable sequel to
the immense work of Molière. As his disciples and to everyone's disenchantment
we announce our return. The return of strinking forces and hypochondiac metal.
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"Future futile" is a cry of pain, the fright of
the misfortune of a terrestrial life forever failed, eternally shifted.
A succession of days where everything becomes inhumanism and egoism. It is a
skillful analysis of the futility of the individual's becoming. Faithful to its
portrait, useless but real, our becoming is the image of our life. This text is
the ultimate hope of a race in perdition going towards an apocalyptic end of
century, of a spiritual élite in love with nothingness and tomorrows without
future. Once more we have the proof that all paths of martyrs lead only to a
dead-end.
"Bâtisseur de cathédrales" is a metaphorical
text with fascinating implication and a real depth. We started from a little
fantasy narrative written in parables to make a piece about perversion and demise
of the good. Everything is animated by artistic creation and filth. Eternal
rivalry between good and evil where the driving force of the machinery of words
articulate around the systematic hit of the hammer of cries.
"Hypochondrium forces"
est le véritable hymne de Misanthrope avec son refrain tout en symbole. C'est
un texte simple et concis, véritable table de la loi de la secte
misanthropique, ou nos égos et la pureté de notre engagement dans la
misanthropie est une fois de plus mise à l'épreuve. Alors qui sommes nous ?
Parfait acteur, misanthrope de la tromperie ou détestables hyponcondres ?
Même si l'incertitude est or, nous ne pouvons tenter de vous rallier à notre
cause, tel le gourou à son assemblée. En ne formant plus qu'un, notre
utopiste vie d'harmonie serait plus envisageable.
"Le silence des grottes",
texte autobiographique est totalement à part du reste de l'album. C'est une
épopée homérique ou Alceste pénètre dans les entrailles d'une grotte sans
fin. A travers ces galeries telles les méandres du théâtre du bizarre, il est
confronté à de nombreuses énigmes et interrogations. C'est un interdit, un
tabou brisé car l'entrée de certains sites (comme "the grey orchard") ne
peuvent être pénétrés, voir bafoués par l'impie, le néophyte. Le dépaysement
de ce lieu vous fait totalement oublier votre apartenance à ce monde moderne
et vous plonge vers quelque chose de pure et fidèle aux puissances du
passé.
"2666..." A jamais rongé par le désespoir de ses
envies suicidaires,
Alceste maître à penser d'une secte misanthropique de dérision, personnage
détourné à l'oeuvre de Molière est projeté dans le temps 1000 années après
sa création. Il nous fait passer de 1666... théâtre bizarre à 2666... futile
future. A jamais reclus dans sa courtoise retraite au sommet des monts, notre
utopiste vagabond fut à son insu éjecté de son époque par un préciseuse
narcotique de fleur de lotus savamment élaborée par le grand alchimiste de
Louis XIV. C'est le voyage cosmique d'Alceste parmi les humanistes. La seule
chose qui soit sûre, c'est qu'il en est désenchanté, et de l'univers ne
résonne plus que sa colère.
"La Dandy" fait partie de la thématique sur
l'érotisme et la perversion sexuelle que l'on retrouve sur chacun de nos
albums. Après "childhood memories", "l'érotique courtoise" et "courtisane
syphilitique" ce texte est le quatrième volet de la série. Porté sur les
gènes hermaphrodites de l'homme, les deux côtés du sexe. C'est une ouverture
impolie sur les plaisirs subtils de défendu ou crasse, malaise, mort,
immondice et écoeurement viennent écorcher vos excitations les plus
libertines. On y oppose le dandysme à la saleté, on y étale un indéniable
encouragement à l'homosexualité. On veut faire réagir l'auditeur en
transformant tout ce qui est mal et immoral en beauté des cataclysmes.
"Hands of the puppeters" quand la machine remplacera l'homme est la base de
ce thème assez classique mais quand il est revisité par Misanthrope, il nous
offre de belles notions d'humanisme, où la décadence technique mènera l'homme
à sa perte. Parfaitement en lien avec "visionnaire" et "futile future", c'est
encore un texte d'alerte sur le devenir de l'homme. Ici l'automate est une
sorte de clone de soi-même, remplaçant autrui durant ses corvées, ne le laissant
lui-même que durant les rares moments de plaisir. Notre personnalité à venir
se dédouble, allant jusqu'à renverser les rôles ou l'automate devient
l'homme, et l'être ne devient plus que larve sans vie. C'est le problème de
notre société de loisirs à construire, où l'oisiveté est unique avenir.
"La rencontre rêvée" est une véritable histoire d'amour. Comme quoi ce mot veut
encore dire quelque chose et à sa place dans le cloaque de demain.
L'impossibilité et la distance laissent place à l'imaginaire. C'est un très
beau texte inspiré et presque romantique. Un cri, un pleur, une dépression...
La véritable douleur d'un désespéré face à cet amour impossible avec celle
qu'il n'a même pas rencontré. On retrouve une attraction hétérosexuelle dans
ce morceau ce qui nous laisse présager qu'il est adressé d'un homme à une
femme. Ce nouveau thème devrait revenir à l'avenir.
"Irrévérencieux" est
le morceau le plus direct de l'album où toutes les institutions sont
bafouées. C'est un texte choc, véritable blasphème à notre vie, à nos
éducations. Nihiliste, misanthrope de la destruction à l'étendard noir et
éphémère se pavane en décadence ou l'irrévérence est une sublime mélopée
d'arrogance et de violence. Le renversement des idéaux ne se fait pas en un
titre mais avec celui-ci bien du terrain a été défriché... on
avance.
"Visionnaire" tels les gardiens de la connaissance nous offrons au
monde notre vision du devenir de l'homme, qui tels les rats au son de la
flûte enchantée, iront en masse se jeter du haut des précipices. Ce titre est
un véritable creuset d'idées alliant tous les thèmes de l'album en une
chanson générique et symbolique. C'est la concrétisation de notre savoir et
de nos expériences. Il est un peu osé, voir erroné de se proclamer
visionnaire. Mais notre analyse n'est pas si détachée que de ce qui se
passera réellement, où l'homme finira muselé, déchu et parqué comme une
bête. Un monde de direction unilatérale où seuls quelques élus feront régner
l'ordre et la discipline. Seul le temps et notre force destructrice le
confirmeront. Alors poètes atypiques ou sectes apocalyptiques, que se
cache-t-il derrière ces cinq hommes dressés contre tous ? Peut-être quelques
notes de musique, mais sur celle-ci j'espère que nous aurons l'occasion d'y
revenir...
S.A.S. de L'Argilière
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