Misanthrope
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Paroles
1666... Theatre Bizarre
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Gargantuan Decline

Nothing can cheer me
I am like the king of a rainy land,
Wealthy but impotent, moribond and senile.

Nothing can cheer me
Even the sage alchemist who no longer smoothes my gold,
Nor my subjects who come to die beneath the balcony.

Nothing can cheer me
I am like the king of a rainy land,
Wealthy but impotent, moribond and senile.

I'm the dissonant chord in the divine symphony,
Condemned to eternal chants but unable to sing.
Gargantuan decline
Gargantuan decline

I shed a darkness sadder than nights are
Detestable silent child, hurl a horrible howl
Chamber of eternal mourning vibrant with old agony
Hear the bitter laughter of the whale.
Prince of exile, to whom injustice has been done
In your defeat arise more firm.

Nothing can cheer me
Even the sage alchemist who no longer smoothes my gold,
Nor my subjects who come to die beneath the balcony.

Vampire of my own heart
Kisses alive mortuary chrysalids
Gargantuan decline
Gargantuan decline

Prince of exile, implant in hearts the cult of wounds
Soaring aloft the like a second sun.
Prince of exile, to whom harm has been done,
Enable the lotus bloom.

Courtisane Syphilitique

(L'Erotique Courtoise 7 years later)

Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches.
Fuyez des palais morts comblés par les barbares.
Tas de chiennes en rut avaleuses de lézards,
Vos crix sans voix percent les bâtisses du dehors.

Que la nuit de joie aux profonds spasmes commence !
Mille lueurs folles ruissellent dans le luxe.

Hagards de sexes baveurs sans gestes ni paroles.

Courtisane syphilitique, tu orchestres la danse
Tes laquais déchirant la reine aux fesses cascadantes.

Coeur de saleté, bouche épouvantable.

En contorsion désarticulées, danse nuit ardente,
Le corps ouvert à de sublimes décadences.

Tel un ange, fouille le ventre de cette femme,
Caresse sa poitrine en d'horribles pressions.
Et tel un rasoir sur la nuque d'un enfant,
Asphyxie ta nichée infâme.

Courtisane syphilitique, éperdue d'argent,
Sois assez basse pour répandre ton poison.
Que peut-on bien faire de ton âme en loque !
Aux yeux perdus, aux blancs si lointains...

Tu retiens dans tes prunelles noires, pâle et gisant quasi morte,
Le flux de ce mal livide qui coule en tes veines.
Ta tête et tes deux seins seront jetés... les flancs morts,
Ils glaceront à jamais les doigts des griffeurs de ton corps !

Affreuse, recouvre-toi des pleurs de tes maudits !
Condamnés à mort, ils clament: «à l'infamie».
Architecture de mort,
Ulcère de beauté.
Dans ta jouissance Dame syphilis nous a fauchés.
Dame syphilis... nous a fauchés.
Architecture de mort,
Ulcère de beauté.

1666... Theatre Bizarre

1666... Theatre bizarre
Poet easthetic
Misanthropic Art
1666... Theatre bizarre
Architect lunatic
A sun above above the stars

1666... Theatre bizarre
Poet easthetic
Misanthropic Art
1666... you love the bizarre
Architect lunatic
A sun above above the stars

Unveil the hearth of bizarre,
Behind the theater bars
Unlock the wood carven sliding door
Feel deeply the loss of Molière
Into a hall almost unreal
Each step encloses... a hidden secret.

Bizarre scenery

Bizarre scenery
Cunning shadows unfold gracefully the red long-pile carpet
On which it was the custom in olden days
To curtsey to Louis the XIV a half turned reverence.
On the walls... enchantress embroidery,
Courteous courtezan and gentle marquess.

The haunted and forgotten spirits of masquerade surround you
Abandoned in the endless gallery of the Louvre museum.

1666... Theatre bizarre
Poet easthetic
Misanthropic Art
1666... you love the bizarre
Architect lunatic
A sun above above the stars

Fall asleep, scornfull failure
Fatigued by the lapse of weakness of the gothic structure
Suddenly in the ultimate antechamber of separation
At the confines of this mysterious maze
A sharp voice escapes the groove and calls upon me
Welcome in the bosom of the familly, son De L'Argilière
Establish home in the theatre bizarre
Where contemptuous is synonym of illusory
...And remember to answer the calls of the theatre bizarre

L'Autre Hiver

Il ne cesse de pleuvoir depuis une éternité
600 perles d'eau sur mon visage, 600 plaies et 600 douleurs
L'autre hiver
Eternel océan glacé
L'autre hiver sang bleuté

Les feuilles se libèrent de l'ondée sur ma cellule à quatre pans,
Dressée sur le toit du monde et hissée aux quatres vents
L'autre hiver
Eternel océan glacé
L'autre hiver, coeur bleuté.

L'autre hiver
Infiltration liquide humidifie ma nuit.
Mes draps de noir satin ruisselent sous mes doigts.
Mon épineux cactus, fleur en toute saison, s'est retrouvé noyé,
Son sort s'est achevé - l'autre hiver.

Que reste-t-il de toi, mon reflet, mon épice,
L'exode de tes mots ne heurte plus le public.
Comme l'architecte, tu traces et tu construis
Un purgatoire pour ceux de ton espèce, ton frère autrui.
Foetus de paille, foetus de vent escalade le temps,
Le coeur glacé, les yeux entrouverts, accompagne mes rêves errants
L'autre hiver.

Pirouetting Through the Gloom

Then I die in a crimson world from behind,
Praise my defunct soul to the highest sky.

Pirouetting through the gloom, God guides my acts
As an angel tempted by
The lust for the deformed
Lashing out the depths of a being
Lapsed from the azure, fallen
Into the slough, where no eyes can penetrate
As a soul under a spell
Futilely searching for pleasure, in vain.

Then I die in a crimson world from behind,
Praise my defunct soul to the highest sky.
Above the lights of loneliness,
my tears flow out of my eyes
As the blood of Christ stains my hands.

Caught in a cristal conquest
Seeking for the pearls of life
Plain emblems of a luxury fate.

Sombre and lucid exchange
In a heart that has become its own mirror
A well of truth, clear though black, a torch of grace.

Drink the chalice
Raise our flag to the livid star,
An invisible reflection of bizarre.

Caught in a cristal conquest
Seeking for the pearls of life
Tremble, livid star !
Resound, immortal drums of the bizarre.

Sombre and lucid exchange
In a heart that has become its own mirror
A well of truth, clear though black, a torch of light.

Tremble, livid star !
Resound, immortal drums of the bizarre
Pirouetting through the gloom, God guides my acts
As an angel tempted by
The lust for the deformed
Lashing out the depths of a being
Lapsed from the azure, fallen
Into the slough, where no eyes can penetrate
As a soul under a spell
Futilely searching for pleasure, in vain.

Our consciousness in evil
Pirouetting through the gloom
Our consciousness in evil
Evil

Pirouetting through the gloom
Our consciousness in evil
Our consciousness in evil

Pirouetting through the gloom, God guides my acts
As an angel tempted by
The lust for the deformed
Lashing out the depths of a being
Lapsed from the azure, fallen
Let my body wither away
Scarlet will acrimoniously wrap my enigma
A last elevation until I die
Farewell to heartlessness.

Then I die in a crimson world from behind,
Praise my defunct soul to the highest sky.
Above the lights of loneliness,
my tears flow out of my eyes
As the blood of Christ stains my hands.

Aphrodite Marine

Le ruissellement de la vie infinie, Aphrodite marine,
inonde mes pensées, l'amour devient argile.
Regrettes-tu toujours le temps de ta jeunesse ?
Antique déesse, foyer de vie, tendresse.

Des satyres lascifs qui dans les nénuphares,
Baisent la nymphe blonde, sphynx au teint blafard.
Ses lèvres modulant le grand hymne à l'amour,
Sous un ciel de traîne -l'infinie bravoure-

Ô renouveau d'amour, aurore triomphale,
Sculpte minutieusement tes ongles de coraux.
Pavane-toi sur cette plage de tendre opale
Où jadis Eros a versé ses sanglots

Fleur de chair, Aphrodite marine,
Un bien triste dieu nous attelle à sa croix
A sa croix... non !
Dieu, homme de perversion,
Détache-toi de moi !

Aphrodite marine, aurore triomphale.

Homme de perversion, Eros te badine
Telles les douces sirènes qui t'entrainent au fond des océans.

Blanche sous le soleil, étoile des abysses,
Emmène moi là-bas, au milieu du tumulte des flots

Je t'attendrai...

Medieval Embroidery

Mère, brode la tunique de ton fils chevalier.
De ton aiguille transperce sa toile ensanglantée,
Des fils d'or se mêlent au canevas rugueux.
Cathédrale, orne la croix, chante le Christ.

Du roi je pris ordonnance par un malin hasard
Pour défendre dame blanche symbole du sexe bizarre.
Agenouillé sous le hêtre où le sperme du pendu a coulé.
De sa perverse semence, déguste la concoitée mandragore
Dévore...
Reclus derrière ma foi, je ne tournoierai plus.
L'heure n'est plus au divertissement mais à l'austère vertu

Pars, le mors acéré, détends ta fidèle monture,
Cette noire crinière où ton sceau brille,
symbole du christ, fier chevalier, noblesse du vice,
ton noir étendard est enfin élevé !

Adieu Célimène, prépare ma sépulture
Ce soir la chouette en croix hulule à l'agonie.
A l'abri de l'arbre creux, la lame sur le coeur,
Les chevaliers de l'Evangile quitterons nos terre brûlées par le deuil.

Prenons les armes fébriles
Aux confins de l'Europe notre royaume est menacé.
Assassiné par les mains du Christ
Dans la piété que tes voeux soient exaucés.

Le soleil s'est tourné pour ne plus apercevoir
Ses rayons réverbérer la mort perpétuée
Au nom du Seigneur.
Avec ardeur et foi, je combattrai pour ne plus être le martyr du Christ.

Pars, le mors acéré, détends ta fidèle monture,
Cette noire crinière où ton sceau brille,
symbole du christ, fier chevalier, noblesse du vice,
ton noir étendard est enfin élevé !

Adieu Célimène, prépare ma sépulture
Ce soir la chouette en croix hulule à l'agonie.
A l'abri de l'arbre creux, la lame sur le coeur,
Les chevaliers de l'Evangile quitterons nos terre brûlées par le deuil.

Prenons les armes fébriles
Aux confins de l'Europe notre royaume est menacé.
Assassiné par les mains du Christ
Dans la piété que tes voeux soient exaucés.

Croisés de la haine et parfois du doute,
Notre prestige n'a pas disparu,
Il est l'heure de chevaucher à nouveau
En quête du passé.

Mylène

As in a poem of Lewis Carrol
Mylène's mournful life drifts away... away, so far away
Anguish plants its subtle anger
Like a paranoid mind's depression

Watch the hollow of my life, when it's empty of sin,
That even the sun cannot illuminate.
Oh, night without stars and half hidden moon
Veil the prelude of my miscarried suicide !
Suicide

Melancholic
Ecstasy
Misanthropic
Sensuality
She smiles on the divan and let herself be loved

Ecstasy
Sensuality
Melancholy collapses on humanity
Triumphant splendour of Misanthropy
Completely naked Mylène was lying on white marble

She sings in sweet violence
Mankind's downfall love romance.
Her sex covered with blood,
Seduced by De Sade's son,
Queen of melancholy.
Worship Mylène's misanthropy.
Scourge me Goddess of hate !
On my knees as a loyal slave...

Ecstasy
Sensuality
Melancholy collapses on humanity
Triumphant splendour of Misanthropy
Complètement nue Mylène git sur le marbre blanc.

Don't let my spirit fall in love
And pretend to a tomorrow
Tonight, close your almond eyes
Entwined between your breasts.
Let only the sadness
Whip your devilish body
I ceased to hope
Abandon me, as a prey to evil, a tarnished soul.

Melancholy
Misanthropy
Melancholy collapses on humanity
Triumphant splendour of Misanthropy
Wantonness gave a new born charm to her rippling.

She sings in sweet violence
Mankind's downfall love romance.
Her sex covered with blood,
Seduced by De Sade's son,
Queen of melancholy.
Worship Mylène's misanthropy.
Scourge me Goddess of hate !
I'm your loyal lover... Mistress.

Schattengesang

Kostet von den Freuden unseres waisen Widersinns...
Verblassenden Gemälden entspringt unser Blut,
Frostdurchtränkt erzittern die Säulen unserer Ahnen:
«Kinder des verwelkten Lotus, Opium euer Wein!»
Traumverlorene Gestalten, in Schmerzen und in Fieber,
Geschlechter... tanzend wie das tote Laub im Wind.

Dies unser Reich - Die Schriften der Trostlosigkeit
Vorbotin der Qual, Dämmerung des Leibens
In Finsternis gekrönt zu Kaisern der Verkommenheit,
Wie, die Meister verdorbenen Prunks,
Den unreinen Künsten geweiht

Gottheit mit dem schwarzen Glied,
Dein morscher Thron ein Werk aus Sand,
Wisse, daß die weißen
Nebel zerfließen und schwinden...
Nichts verbannt die edle Brut aus dieser
Welt aus Fleisch

Die Ikonen der Pein, in den Schatten geformt,
unter dem Fluch des zerrissenen Traums...

Heil sei uns , wir, die die Witwen pfählen,
Todgeweiht und dennoch unzerstört!

Dies unser Reich...

Die Ikonen der Pein, in den Schatten geformt,
unter dem Fluch des zerrissenen Traums...

Heil sei uns , wir, die die Witwen pfählen,
Todgeweiht und dennoch unzerstört!

Kostet von den Freuden unseres waisen Widersinns...
Verblassenden Gemälden entspringt unser Blut,
Frostdurchtränkt erzittern die Säulen unserer Ahnen:
«Kinder des verwelkten Lotus, Opium euer Wein!»
Traumverlorene Gestalten, in Schmerzen und in Fieber,
Geschlechter... tanzend wie das tote Laub im Wind.

Welch ein Schatten zeichnet mit wunderlicher Macht
Des Selbsthenkers Herrschaft in einem
Hauch von Trauen?

Dies unser Reich...

Gottheit mit dem schwarzen Glied,
Dein morscher Thron ein Werk aus Sand,
Wisse, daß die weißen
Nebel zerfließen und schwinden...
Nichts verbannt die edle Brut aus dieser
Welt aus Fleich

Heim perverser Wesen, Tränenreich aus Gold,
Strom unbekannten Quells, Strudel ohne Grund

Die Ikonen der Pein, in den Schatten geformt,
unter dem Fluch des zerrissenen Traums...

La Dernière Pierre

Apeuré par l'obscurité,
Mes cheveux longs sur ton corps dénudé,
Du bout des doigts, effleure ma phalange où brille notre alliance.
L'ombre du soir, caresse tes seins sur l'obscur mur où ma tête s'ensanglante.

Demain, ni même ailleurs, nous nous séparerons ce soir.
Hier est le présent, à jamais la mort nous encourage !

Aujourd'hui, aussi bien, ici je te quitte
Embrasse tendrement la tête de mes fils

Par milliers, dans les jardins de ma tendre enfance, les fleurs se fanent !
Romance d'un soir, engrenage du temps, me suis-je émerveillé en vain ?

Le jour je mens, oui j'ai le pouvoir et l'argent; ta présence me dévisage.
Moi le cerf bramant la mort.
Vie humaine, si inutile, remonte l'horloge du temps.
Tu m'as cru ardent seigneur, pourtant ne sommes-nous pas que poussière et néant ?
Au néant, je réponds présent...
Oh néant, je t'attends...

Demain, ni même ailleurs, nous nous séparerons ce soir.
Hier est mon présent, à jamais la mort nous encourage !

Par milliers, dans la forêt de mon hideuse souffrance, les feuilles se meurent !
Romance d'un soir ou engrenage du temps, me suis-je réveillé à temps ?

Le miroir s'est éteint, vacille ardente braise,
enlace une dernière fois mon corps, Belle...
Ta beauté est mon unique puissance.
Larme tendre, ne garde en toi que la beauté d'une âme.

Apeuré par l'obscurité,
Mes cheveux longs sur ton corps dénudé,
Du bout des doigts, effleure ma phalange où brille notre alliance.
L'ombre du soir, caresse tes seins sur l'obscur mur où ma tête s'ensanglante.

Je m'écarte aux assauts d'allégresse et élève
le parcours de ma réclusion, exil au sommet escarpé des monts.
Mon coeur s'éclaircit enfin: alors à Dieu je m'en remets fidèlement.
Oh toi le Divin
Aeternitas

Un jour j'ai rêvé de vivre...

Paroles par Misanthrope

-mail
Mise à jour: 6 Février 2000